Page 659 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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d’une histoire si peu digne de mon
attention et de la comparer à
celle du bossu. Peux-tu te flatter de
me persuader que les fades
aventures d’un jeune débauché sont plus
admirables que celles
de mon bouffon ? Je vais vous faire
pendre tous quatre pour
venger sa mort. »
À ces paroles, le pourvoyeur, effrayé,
se jeta aux pieds du
sultan : « Sire, dit-il, je supplie
votre majesté de suspendre sa
juste colère, de m’écouter et de nous
faire grâce à tous quatre, si
l’histoire que je vais conter à votre
majesté est plus belle que
celle du bossu. - Je t’accorde ce que
tu demandes, répondit le
sultan ; parle. » Le pourvoyeur prit
alors la parole et dit :
HISTOIRE RACONTÉE PAR LE POURVOYEUR DU
SULTAN DE CASGAR.
« Sire, une personne de considération
m’invita hier aux no-
ces d’une de ses filles. Je ne manquai
pas de me rendre chez lui,
sur le soir, à l’heure marquée, et je
me trouvai dans une assem-
blée de docteurs, d’officiers de
justice et d’autres personnes des

