Page 660 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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plus distinguées de cette ville. Après
              les cérémonies on servit un
              festin magnifique, on se mit à table,
              et chacun mangea de ce
              qu’il trouva le plus à son goût. Il y
              avait entre autres choses une
              entrée accommodée avec de l’ail, qui
              était excellente et dont tout
              le monde voulait avoir, et, comme nous
              remarquâmes qu’un des
              convives ne s’empressait pas d’en
              manger, quoiqu’elle fût de-
              vant lui, nous l’invitâmes à mettre la
              main au plat et à nous imi-
              ter. Il nous conjura de ne le point
              presser là-dessus. « Je me
              garderai bien, nous dit-il, de toucher
              à un ragoût où il y aura de
              l’ail ; je n’ai point oublié ce qu’il
              m’en coûte pour en avoir goûté
              autrefois. » Nous le priâmes de nous
              raconter ce qui lui avait
              causé une si grande aversion pour l’ail
              ; mais sans lui donner le
              temps de nous répondre : « Est-ce
              ainsi, lui dit le maître de la
              maison, que vous faites honneur à ma
              table ? Ce ragoût est déli-
              cieux ; ne prétendez pas vous exempter
              d’en manger : il faut que
              vous me fassiez cette grâce comme les
              autres. - Seigneur, lui
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