Page 700 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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sujet, et vous entendrez une histoire
des plus surprenantes. »
« Après que nous fûmes sortis du bain,
nous nous mîmes à
table ; nous nous entretînmes ensuite,
et il me demanda s’il
pouvait, sans intéresser sa santé,
s’aller promener hors de la
ville, au jardin du gouverneur. Je lui
répondis que non-
seulement il le pouvait, mais qu’il lui
était très-salutaire de
prendre l’air. « Si cela est, répliqua-
t-il, et que vous vouliez bien
me tenir compagnie, je vous conterai là
mon histoire. » Je re-
partis que j’étais tout à lui le reste
de la journée. Aussitôt il
commanda à ses gens d’apporter de quoi
faire la collation, puis
nous partîmes et nous rendîmes au
jardin du gouverneur. Nous
y fîmes deux ou trois tours de
promenade, et, après nous être
assis sur un tapis que ses gens
étendirent sous un arbre qui fai-
sait un bel ombrage, le jeune homme me
fit de cette sorte le ré-
cit de son histoire :
« Je suis né à Moussoul, et ma famille
est une des plus

