Page 696 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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« J’en eus bientôt trouvé une pour
              cette somme, et l’ayant
              fait meubler magnifiquement, nous y
              allâmes loger. Nous prî-
              mes un grand nombres d’esclaves de l’un
              et de l’autre sexe, et
              nous nous donnâmes un fort bel
              équipage. Enfin nous commen-
              çâmes à mener une vie fort agréable ;
              mais elle ne fut pas de
              longue durée : au bout d’un an ma femme
              tomba malade et
              mourut en peu de jours.

              « J’aurais pu me remarier et continuer
              de vivre honorable-
              ment à Bagdad, mais l’envie de voir le
              monde m’inspira un autre
              dessein. Je vendis ma maison, et, après
              avoir acheté plusieurs
              sortes de marchandises, je me joignis à
              une caravane et passai
              en Perse. De là je pris la route de
              Samarcande, d’où je suis venu
              m’établir en cette ville. »

              « Voilà, sire, dit le pourvoyeur qui
              parlait au sultan de Cas-
              gar, l’histoire que raconta hier ce
              marchand de Bagdad à la
              compagnie où je me trouvai. - Cette
              histoire, dit le sultan, a
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