Page 701 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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considérables de la ville. Mon père
était l’aîné de dix enfants que
mon aïeul laissa, en mourant, tous en
vie et mariés. Mais, de ce
grand nombre de frères, mon père fut le
seul qui eut des en-
fants, encore n’eut-il que moi. Il prit
un très-grand soin de mon
éducation, et me fit apprendre tout ce
qu’un enfant de ma
condition ne devait pas ignorer… »
Mais, sire, dit Scheherazade
en se reprenant dans cet endroit,
l’aurore, qui paraît, m’impose
silence. À ces mots elle se tut et le
sultan se leva.
Le lendemain, Scheherazade reprenant la
suite de son dis-
cours de la nuit précédente : Le
médecin juif, dit-elle, conti-
nuant de parler au sultan de Casgar : «
Le jeune homme de
Moussoul, ajouta-t-il, poursuivit ainsi
son histoire :
« J’étais déjà grand, et je commençais
à fréquenter le
monde, lorsqu’un vendredi je me trouvai
à la prière de midi
avec mon père et mes oncles dans la
grande mosquée de Mous-

