Page 702 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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soul. Après la prière, tout le monde se
              retira, hors mon père et
              mes oncles, qui s’assirent sur le tapis
              qui régnait par toute la
              mosquée. Je m’assis aussi avec eux, et,
              s’entretenant de plu-
              sieurs choses, la conversation tomba
              insensiblement sur les
              voyages. Ils vantèrent les beautés et
              les singularités de quelques
              royaumes et de leurs villes principales
              ; mais un de mes oncles
              dit que si l’on en voulait croire le
              rapport uniforme d’une infini-
              té de voyageurs, il n’y avait pas au
              monde un plus beau pays que
              l’Égypte et le Nil, et ce qu’il en
              raconta m’en donna une si
              grande idée que dès ce moment je conçus
              le désir d’y voyager.
              Ce que mes autres oncles purent dirent
              pour donner la préfé-
              rence à Bagdad et au Tigre, en appelant
              Bagdad le véritable sé-
              jour de la religion musulmane et la
              métropole de toutes les villes
              de la terre, ne firent pas la même
              impression sur moi. Mon père
              appuya le sentiment de celui de ses
              frères qui avait parlé en fa-
              veur de l’Égypte, ce qui me causa
              beaucoup de joie : « Quoi-
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