Page 695 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
P. 695

ître mon épouse avec plusieurs eunuques
              qui portaient chacun

              Le baume de la Mecque est le suc
              résineux d’un arbre de la
              famille des térébinthacées, appelé par
              Linné amyris gileadensis. Le
              baume de la Mecque coule naturellement
              de l’arbre pendant les cha-
              leurs de l’été, sous forme de petites
              gouttelettes résineuses dont on
              aide la sortie par des incisions. Ce
              baume, regardé comme le plus
              précieux, est réservé aujourd’hui pour
              le grand seigneur et pour les
              pachas, etc.
              un sac d’argent. Quand ils se furent
              retirés : « Vous ne m’avez
              rien marqué, dit-elle, de l’ennui que
              vous cause le séjour de la
              cour. Mais je m’en suis bien aperçu, et
              j’ai heureusement trouvé
              moyen de vous rendre content : Zobéide,
              ma maîtresse, nous
              permet de nous retirer du palais, et
              voilà cinquante mille se-
              quins dont elle nous fait présent, pour
              nous mettre en état de
              vivre commodément dans la ville.
              Prenez-en dix mille et allez
              nous acheter une maison. »
   690   691   692   693   694   695   696   697   698   699   700