Page 697 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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quelque chose d’extraordinaire ; mais
              elle n’est pas comparable
              à celle du petit bossu. » Alors le
              médecin juif s’étant avancé, se
              prosterna devant le trône de ce prince
              et lui dit en se relevant :
              « Sire, si votre majesté veut avoir
              aussi la bonté de m’écouter, je
              me flatte qu’elle sera satisfaite de
              l’histoire que j’ai à lui conter.
              - Hé bien ! parle, lui dit le sultan ;
              mais si elle n’est pas plus
              surprenante que celle du bossu,
              n’espère pas que je te donne la
              vie. »

              La sultane Scheherazade s’arrêta en cet
              endroit parce qu’il
              était jour. La nuit suivante, elle
              reprit ainsi son discours :

              Sire, dit-elle, le médecin juif, voyant
              le sultan de Casgar dis-
              posé à l’entendre, prit ainsi la parole
              :

              HISTOIRE RACONTÉE PAR LE MÉDECIN JUIF.
              « Sire, pendant que j’étudiais en
              médecine à Damas, et que
              je commençais à y exercer ce bel art
              avec quelque réputation, un
              esclave me vint quérir pour aller voir
              un malade chez le gouver-
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