Page 699 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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mas, qui était présent, pour me marquer
combien il était
content de moi, me fit revêtir en sa
présence d’une robe très-
riche, en me disant qu’il me faisait
médecin de l’hôpital de la
ville et médecin ordinaire de sa
maison, où je pouvais aller li-
brement manger à sa table quand il me
plairait.
« Le jeune homme me fit aussi de
grandes amitiés et me
pria de l’accompagner au bain. Nous y
entrâmes, et quand ses
gens l’eurent déshabillé, je vis que la
main droite lui manquait.
Je remarquai même qu’il n’y avait pas
longtemps qu’on la lui
avait coupée : c’était aussi la cause
de sa maladie, que l’on
m’avait cachée, et, tandis qu’on y
appliquait des médicaments
propres à le guérir promptement, on
m’avait appelé pour empê-
cher que la fièvre qui l’avait pris
n’eût de mauvaises suites. Je
fus assez surpris et fort affligé de le
voir en cet état ; il le remar-
qua bien sur mon visage : « Médecin, me
dit-il, ne vous étonnez
pas de me voir la main coupée : je vous
en dirai quelque jour le

