Page 704 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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« Si vous regardez, ajouta mon père, du
              côté de l’île que for-
              ment les deux branches du Nil les plus
              grandes, quelle variété
              de verdure ! quel émail de toutes
              sortes de fleurs ! Quelle quan-
              tité prodigieuse de villes, de
              bourgades, de canaux et de mille
              autres objets agréables ! Si vous
              tournez les yeux de l’autre côté,
              en remontant vers l’Éthiopie, combien
              d’autres sujets
              d’admiration ! Je ne puis mieux
              comparer la verdure, de tant de
              campagnes arrosées par les différents
              canaux de l’île, qu’à des
              émeraudes brillantes enchâssées dans de
              l’argent. N’est-ce pas
              la ville de l’univers la plus vaste, la
              plus peuplée et la plus riche
              que le grand Caire ? Que d’édifices
              magnifiques, tant publics
              que particuliers ! Si vous allez
              jusqu’aux pyramides, vous serez
              saisis d’étonnement, vous demeurerez
              immobiles à l’aspect de
              ces masses de pierres d’une grosseur
              énorme qui s’élèvent jus-
              qu’aux cieux : vous serez obligés
              d’avouer qu’il faut que les Pha-
              raons, qui ont employé à les construire
              tant de richesses et tant
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