Page 706 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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« Mes oncles n’eurent rien à répliquer
à mon père, poursui-
vit le jeune homme de Moussoul, et
demeurèrent d’accord de
tout ce qu’il venait de dire du Nil, du
Caire et de tout le royaume
d’Égypte. Pour moi, j’en eus
l’imagination si remplie que je n’en
dormis pas la nuit. Peu de temps après,
mes oncles firent bien
connaître eux-mêmes combien ils avaient
été frappés du dis-
cours de mon père. Ils lui proposèrent
de faire tous ensemble le
voyage d’Égypte. Il accepta la
proposition, et comme ils étaient
de riches marchands, ils résolurent de
porter avec eux des mar-
chandises qu’ils y pussent débiter.
J’appris qu’ils faisaient les
préparatifs de leur départ : j’allai
trouver mon père, je le sup-
pliai les larmes aux yeux de me
permettre de l’accompagner, et
de m’accorder un fonds de marchandises
pour en faire le débit
moi-même. « Vous êtes encore trop
jeune, me dit-il, pour entre-
prendre le voyage d’Égypte : la fatigue
en est trop grande, et de
plus je suis persuadé que vous vous y
perdriez. » Ces paroles ne

