Page 707 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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m’ôtèrent pas l’envie de voyager.
              J’employai le crédit de mes
              oncles auprès de mon père, dont ils
              obtinrent enfin que j’irais
              seulement jusqu’à Damas, où ils me
              laisseraient pendant qu’ils
              continueraient leur voyage jusqu’en
              Égypte : « La ville de Da-
              mas, dit mon père, a aussi ses beautés,
              et il faut qu’il se contente
              de la permission que je lui donne
              d’aller jusque-là. » Quelque
              désir que j’eusse de voir l’Égypte,
              après ce que je lui en avais ouï
              dire, il était mon père, je me soumis à
              sa volonté.

              « Je partis donc de Moussoul avec mes
              oncles et lui. Nous
              traversâmes la Mésopotamie ; nous
              passâmes l’Euphrate, nous
              arrivâmes à Alep, où nous séjournâmes
              peu de jours, et de là
              nous nous rendîmes à Damas, dont
              l’abord me surprit très-
              agréablement. Nous logeâmes tous dans
              un même khan : je vis
              une ville grande, peuplée, remplie de
              beau monde et très-bien
              fortifiée. Nous employâmes quelques
              jours à nous promener
              dans tous ces jardins délicieux qui
              sont aux environs, comme
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