Page 708 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
P. 708
nous le pouvons voir d’ici, et nous
convînmes que l’on avait rai-
son de dire que Damas était au milieu
d’un paradis. Mes oncles
enfin songèrent à continuer leur route
: ils prirent soin aupara-
vant de vendre mes marchandises, ce
qu’ils firent si avantageu-
sement pour moi que j’y gagnai cinq
cents pour cent : cette
vente produisit une somme considérable,
dont je fus ravi de me
voir possesseur.
« Mon père et mes oncles me laissèrent
donc à Damas et
poursuivirent leur voyage. Après leur
départ, j’eus une grande
attention à ne pas dépenser mon argent
inutilement. Je louai
néanmoins une maison magnifique : elle
était toute de marbre,
ornée de peintures à feuillages d’or et
d’azur ; elle avait un jar-
din où l’on voyait de très-beaux jets
d’eau. Je la meublai, non
pas à la vérité aussi richement que la
magnificence du lieu le
demandait, mais du moins assez
proprement pour un jeune
homme de ma condition. Elle avait
autrefois appartenu à un des

