Page 709 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
P. 709
principaux seigneurs de la ville nommé
Modoun Abdalrahim, et
elle appartenait alors à un riche
marchand joaillier, à qui je n’en
payais que deux scherifs par mois.
J’avais un assez grand nom-
bre de domestiques ; je vivais
honorablement, je donnais quel-
quefois à manger aux gens avec qui
j’avais fait connaissance, et
quelquefois j’allais manger chez eux.
C’est ainsi que je passais le
temps à Damas en attendant le retour de
mon père : aucune
passion ne troublait mon repos, et le
commerce des honnêtes
gens faisait mon unique occupation.
« Un jour, que j’étais assis à la porte
de ma maison et que je
prenais le frais, une dame fort
proprement habillée, et qui pa-
raissait fort bien faite, vint à moi et
me demanda si je ne vendais
pas des étoffes. En disant cela, elle
entra dans le logis. »
En cet endroit, Scheherazade voyant
qu’il était jour, se tut,
et la nuit suivante elle reprit la
parole dans ces termes :
« Quand je vis, dit le jeune homme de
Moussoul, que la

