Page 714 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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Elles se dévoilèrent l’une et l’autre,
              et si j’avais été surpris de la
              beauté de la première, j’eus sujet de
              l’être bien davantage lors-
              que je vis son amie. Elle avait des
              traits réguliers, un visage par-
              fait, un teint vif et des yeux si
              brillants que j’en pouvais à peine
              soutenir l’éclat. Je la remerciai de
              l’honneur qu’elle me faisait et
              la suppliai de m’excuser si je ne la
              recevais pas comme elle le
              méritait. « Laissons là les
              compliments, me dit-elle, ce serait à
              moi à vous en faire sur ce que vous
              avez permis que mon amie
              m’amenât ici ; mais puisque vous voulez
              bien me souffrir, quit-
              tons les cérémonies et ne songeons qu’à
              nous réjouir. »

              « Comme j’avais donné ordre qu’on nous
              servit la collation
              d’abord que les dames seraient
              arrivées, nous nous mîmes bien-
              tôt à table. J’étais vis-à-vis de la
              nouvelle venue, qui ne cessait
              de me regarder en souriant. Je ne pus
              résister à ses regards
              vainqueurs et elle se rendit maîtresse
              de mon cœur sans que je
              pusse m’en défendre. Mais elle prit
              aussi de l’amour en m’en
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