Page 727 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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tout à l’heure une partie de la justice
qui vous est due. Qu’on ôte
d’ici, continua-t-il, le faux
accusateur, et qu’il souffre le même
supplice qu’il a fait souffrir à cet
homme, dont l’innocence m’est
connue. »
« On exécuta sur-le-champ l’ordre du
gouverneur. Le mar-
chand joaillier fut emmené et puni
comme il le méritait. Après
cela, le gouverneur ayant fait sortir
tout le monde, me dit :
« Mon fils, racontez-moi sans crainte
de quelle manière ce col-
lier est tombé entre vos mains, et ne
me déguisez rien. » Alors je
lui découvris tout ce qui s’était passé
et lui avouai que j’avais
mieux aimé passer pour un voleur que de
révéler cette tragique
aventure. « Grand Dieu ! s’écria le
gouverneur dès que j’eus
achevé de parler, vos jugements sont
incompréhensibles, et
nous devons nous y soumettre sans
murmure ! Je reçois avec
une soumission entière le coup dont il
vous a plu de me frap-
per. » Ensuite m’adressant la parole :
« Mon fils, me dit-il, après

