Page 729 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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me plaindre de ses mœurs. Son aînée fit
              avec elle une liaison
              étroite et la rendit insensiblement
              aussi méchante qu’elle.

              « Le jour qui suivit la mort de sa
              cadette, comme je ne la vis
              pas en me mettant à table, j’en
              demandai des nouvelles à son
              aînée, qui était revenue au logis ;
              mais, au lieu de me répondre,
              elle se mit à pleurer si amèrement que
              j’en conçus un présage
              funeste. Je la pressai de m’instruire
              de ce que je voulais savoir :
              « Mon père, me répondit-elle en
              sanglotant, je ne puis vous dire
              autre chose, sinon que ma sœur prit
              hier son plus bel habit, son
              beau collier de perles, sortit, et n’a
              point paru depuis. » Je fis
              chercher ma fille par toute la ville ;
              mais je ne pus rien appren-
              dre de son malheureux destin. Cependant
              l’aînée, qui se repen-
              tait sans doute de sa fureur jalouse,
              ne cessa de s’affliger et de
              pleurer la mort de sa sœur ; elle se
              priva même de toute nourri-
              ture et mit fin par là à ses
              déplorables jours.
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