Page 731 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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« Il ne se contenta pas d’avoir fait
              punir le marchand joail-
              lier qui m’avait faussement accusé, il
              fit confisquer à mon profit
              tous ses biens, qui sont très-
              considérables ; enfin, depuis que
              vous venez chez le gouverneur, vous
              avez pu voir en quelle
              considération je suis auprès de lui. Je
              vous dirai de plus qu’un
              homme envoyé par mes oncles en Égypte,
              exprès pour m’y cher-
              cher, ayant en passant découvert que
              j’étais en cette ville, me
              remit hier une lettre de leur part. Ils
              me mandent la mort de
              mon père et m’invitent à aller
              recueillir sa succession à Mous-
              soul ; mais, comme l’alliance et
              l’amitié du gouverneur
              m’attachent à lui, et ne me permettent
              pas de m’en éloigner, j’ai
              renvoyé l’exprès avec une procuration
              pour me faire tenir tout
              ce qui m’appartient. Après ce que vous
              venez d’entendre,
              j’espère que vous me pardonnerez
              l’incivilité que je vous ai faite
              durant le cours de ma maladie, en vous
              présentant la main gau-
              che au lieu de la droite. »
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