Page 722 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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de choses indifférentes. Le crieur
              revint ; et, me prenant en par-
              ticulier, au lieu de me dire qu’on
              estimait le collier pour le
              moins mille scherifs, il m’assura qu’on
              n’en voulait donner que
              cinquante : « C’est qu’on m’a dit,
              ajouta-t-il, que les perles
              étaient fausses ; voyez si vous voulez
              le donner à ce prix-là. »
              Comme je le crus sur sa parole, et que
              j’avais besoin d’argent :
              « Allez, lui dis-je, je m’en rapporte à
              ce que vous me dites et à
              ceux qui s’y connaissent mieux que moi
              ; livrez-le et m’en ap-
              portez l’argent tout à l’heure. »

              « Le crieur m’était venu offrir
              cinquante scherifs de la part
              du plus riche joaillier du bezestan,
              qui n’avait fait cette offre que
              pour me sonder et savoir si je
              connaissais bien la valeur de ce
              que je mettais en vente. Ainsi, il
              n’eut pas plus tôt appris ma
              réponse, qu’il mena le crieur avec lui
              chez le lieutenant de po-
              lice, à qui montrant le collier : «
              Seigneur, dit-il, voilà un collier
              qu’on m’a volé, et le voleur, déguisé
              en marchand, a eu la har-
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