Page 725 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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Scheherazade s’arrêta en cet endroit
              parce qu’elle vit para-
              ître le jour. Le lendemain, elle
              continua cette histoire dans ces
              termes :

              « Trois jours après que ce malheur me
              fut arrivé, dit le
              jeune homme de Moussoul, je vis avec
              étonnement entrer chez
              moi une troupe de gens du lieutenant de
              police, avec le proprié-
              taire de ma maison et le marchand qui
              m’avait accusé fausse-
              ment de lui avoir volé le collier de
              perles. Je leur demandai ce
              qui les amenait ; mais, au lieu de me
              répondre, ils me lièrent et
              garrottèrent en m’accablant d’injures
              et en me disant que le col-
              lier appartenait au gouverneur de
              Damas, qui l’avait perdu de-
              puis trois ans, et qu’en même temps une
              de ses filles avait dis-
              paru. Jugez de l’état où je me trouvai
              en apprenant cette nou-
              velle. Je pris néanmoins ma résolution
              : « Je dirai la vérité au
              gouverneur, disais-je en moi-même, ce
              sera à lui de me pardon-
              ner ou de me faire mourir. »
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