Page 734 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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apercevant un barbier qui était de
              notre compagnie, il se retira
              brusquement en arrière et voulut
              sortir. Le maître de la maison,
              surpris de son action, l’arrêta : « Où
              allez-vous ? lui dit-il ; je
              vous amène avec moi pour me faire
              l’honneur d’être d’un festin
              que je donne à mes amis, et à peine
              êtes-vous entré que vous
              voulez sortir ? - Seigneur, répondit le
              jeune homme, au nom de
              Dieu, je vous supplie de ne pas me
              retenir et de permettre que je
              m’en aille. Je ne puis voir sans
              horreur cet abominable barbier
              que voilà : quoiqu’il soit né dans un
              pays où tout le monde est
              blanc, il ne laisse pas de ressembler à
              un Éthiopien ; mais il a
              l’âme encore plus noire et plus
              horrible que le visage. »

              Le jour, qui parut en cet endroit,
              empêcha Scheherazade
              d’en dire davantage cette nuit ; mais
              la nuit suivante elle reprit
              ainsi sa narration :

              « Nous demeurâmes tous fort surpris de
              ce discours, conti-
              nua le tailleur, et nous commençâmes à
              concevoir une très-
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