Page 733 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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aussi, lui dit le sultan ; mais ne te
              flatte pas que je te laisse vivre,
              à moins que tu ne me dises quelque
              aventure plus divertissante
              que celle du bossu. » Alors le
              tailleur, comme s’il eût été sûr de
              son fait, prit la parole avec confiance
              et commença son discours
              dans ces termes :

              HISTOIRE QUE RACONTA LE TAILLEUR.

              « Sire, un bourgeois de cette ville me
              fit l’honneur, il y a
              deux jours, de m’inviter à un festin
              qu’il donnait hier matin à
              ses amis : je me rendis chez lui de
              très-bonne heure et j’y trou-
              vai environ vingt personnes.

              « Nous n’attendions plus que le maître
              de la maison, qui
              était sorti pour quelque affaire,
              lorsque nous le vîmes arriver
              accompagné d’un jeune étranger très-
              proprement habillé, fort
              bien fait, mais boiteux. Nous nous,
              levâmes tous, et, pour faire
              honneur au maître du logis, nous
              priâmes le jeune homme de
              s’asseoir avec nous sur le sofa. Il
              était prêt à le faire lorsque,
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