Page 738 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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ble.

              « J’y serais demeuré bien longtemps si
              le bruit que
              j’entendis dans la rue ne m’eût pas
              fait rentrer en moi-même. Je
              tournai la tête en me levant, et vis
              que c’était le premier cadi de
              la ville, monté sur une mule et
              accompagné de cinq ou six de ses
              gens. Il mit pied à terre à la porte de
              la maison dont la jeune
              dame avait ouvert une fenêtre ; il y
              entra, ce qui me fit juger
              qu’il était son père.

              « Je revins chez moi dans un état bien
              différent de celui où
              j’étais lorsque j’en étais sorti, agité
              d’une passion d’autant plus
              violente que je n’en avais jamais senti
              l’atteinte. Je me mis au lit
              avec une grosse fièvre qui répandit une
              grande affliction dans
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              mon domestique. Mes parents, qui
              m’aimaient, alarmés d’une
              maladie si prompte, accoururent en
              diligence et
              m’importunèrent fort pour en apprendre
              la cause, que je me
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