Page 740 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
P. 740
vous procurer votre guérison, pourvu
que vous me fassiez
connaître qui est l’heureuse dame qui a
su toucher un cœur aus-
si insensible que le vôtre ; car vous
avez la réputation de ne pas
aimer les dames, et je n’ai pas été la
dernière à m’en apercevoir ;
mais enfin ce que j’avais prévu est
arrivé, et je suis ravie de
trouver l’occasion d’employer mes
talents à vous tirer de
peine. »
Mais, sire, dit la sultane Scheherazade
en cet endroit, je vois
qu’il est jour. Schahriar se leva
aussitôt, fort impatient
d’entendre la suite d’une histoire dont
il avait écouté le com-
mencement avec plaisir.
Sire, dit le lendemain Scheherazade, le
jeune nomme boi-
teux poursuivant son histoire : « La
vieille dame, dit-il, m’ayant
tenu ce discours, s’arrêta pour
entendre ma réponse ; mais
quoiqu’il eût fait sur moi beaucoup
d’impression, je n’osais dé-
couvrir le fond de mon cœur. Je me
tournai seulement du côté

