Page 741 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
P. 741

de la dame et poussai un grand soupir,
              sans lui rien dire. « Est-
              ce la honte, reprit-elle, qui vous
              empêche de parler, ou si c’est
              manque de confiance en moi ? Doutez-
              vous de l’effet de ma
              promesse ? Je pourrais vous citer une
              infinité de jeunes gens de
              votre connaissance qui ont été dans la
              même peine que vous et
              que j’ai soulagés. »

              « Enfin, la bonne dame me dit tant
              d’autres choses encore
              que je rompis le silence. Je lui
              déclarai mon mal, je lui appris
              l’endroit où j’avais vu l’objet qui le
              causait et lui expliquai toutes
              les circonstances de mon aventure : «
              Si vous réussissez, lui dis-
              je, et que vous me procuriez le bonheur
              de voir cette beauté
              charmante et de l’entretenir de la
              passion dont je brûle pour
              elle, vous pouvez compter sur ma
              reconnaissance. - Mon fils,
              me répondit la vieille dame, je connais
              la personne dont vous
              me parlez : elle est, comme vous l’avez
              fort bien jugé, fille du
              premier cadi de cette ville. Je ne suis
              point étonnée que vous
   736   737   738   739   740   741   742   743   744   745   746