Page 771 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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n’est pas concevable à la porte du
              cadi, qui envoya un esclave
              pour voir ce que c’était ; mais
              l’esclave, tout effrayé, retourne
              vers son maître : « Seigneur, dit-il,
              plus de dix mille hommes
              veulent entrer chez vous par force, et
              commencent à enfoncer la
              porte. »

              Le cadi courut aussitôt lui-même,
              ouvrit la porte, et deman-
              da ce qu’on lui voulait. Sa présence
              vénérable ne put inspirer du
              respect à mes gens, qui lui dirent
              insolemment : « Maudit cadi,
              chien de cadi, quel sujet avez-vous
              d’assassiner notre maître ?
              Que vous a-t-il fait ? - Bonnes gens,
              leur répondit le cadi,
              pourquoi aurais-je assassiné votre
              maître, que je ne connais pas
              et qui ne m’a point offensé ? voilà ma
              maison ouverte, entrez,
              voyez, cherchez. - Vous lui avez donné
              la bastonnade, dit le
              barbier ; j’ai entendu ses cris il n’y
              a qu’un moment. - Mais en-
              core, répliqua le cadi, quelle offense
              m’a pu faire votre maître
              pour m’avoir obligé à le maltraiter
              comme vous le dites ? Est-ce
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