Page 766 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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« Malgré ma colère, je ne pus
m’empêcher de rire de ses fo-
lies. Je voudrais, lui dis-je, n’avoir
pas à faire, j’accepterais la
proposition que vous me faites, j’irais
de bon cœur me réjouir
avec vous ; mais je vous prie de m’en
dispenser, je suis trop en-
gagé aujourd’hui ; je serai plus libre
un autre jour, et nous fe-
rons cette partie : achevez de me
raser, et hâtez-vous de vous en
retourner ; vos amis sont déjà, peut-
être, dans votre maison. -
Seigneur, reprit-il, ne me refusez pas
la grâce que je vous de-
mande, venez vous réjouir avec la bonne
compagnie que je dois
avoir. Si vous vous étiez trouvé une
fois avec ces gens-là, vous
en seriez si content que vous
renonceriez pour eux à vos amis. -
Ne parlons plus de cela, lui répondis-
je, je ne puis être de votre
festin. »
« Je ne gagnai rien par la douceur. «
Puisque vous ne voulez
pas venir chez moi, répliqua le
barbier, il faut donc que vous
trouviez bon que j’aille avec vous. Je
vais porter chez moi ce que

