Page 768 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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siez dire, la chose est résolue ; je
              vous accompagnerai malgré
              vous. »

              « Ces paroles, mes seigneurs, me
              jetèrent dans un grand
              embarras. « Comment me déferai-je de ce
              maudit barbier ? di-
              sais-je en moi-même. Si je m’obstine à
              le contredire, nous ne
              finirons point notre contestation. »
              D’ailleurs, j’entendais qu’on
              appelait déjà, pour la première fois, à
              la prière de midi, et qu’il
              était temps de partir : ainsi je pris
              le parti de ne dire mot, et de
              faire semblant de consentir qu’il vînt
              avec moi. Alors il acheva
              de me raser, et cela étant fait, je lui
              dis : « Prenez quelques-uns
              de mes gens pour emporter avec vous ces
              provisions, et reve-
              nez ; je vous attends : je ne partirai
              pas sans vous. »

              « Il sortit enfin, et j’achevai
              promptement de m’habiller.
              J’entendis appeler à la prière pour la
              dernière fois, je me hâtai
              de me mettre en chemin ; mais le
              malicieux barbier, qui avait
              jugé de mon intention, s’était contenté
              d’aller avec mes gens
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