Page 789 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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nière ne fût amoureuse de lui. Il crut
              qu’elle ne lui envoyait du
              travail, immédiatement après ce qui
              s’était passé entre elle et
              lui, qu’afin de lui prouver qu’elle
              avait lu dans le fond de son
              cœur, et de l’assurer du progrès qu’il
              avait fait dans le sien. Pré-
              venu de cette bonne opinion, il chargea
              l’esclave de dire à sa
              maîtresse qu’il allait tout quitter
              pour elle, et que l’habit serait
              prêt pour le lendemain matin. En effet,
              il y travailla avec tant de
              diligence qu’il l’acheva le même jour.

              « Le lendemain la jeune esclave vint
              voir si l’habit était fait.
              Bacbouc le lui donna bien plié, en lui
              disant : « J’ai trop
              d’intérêt de contenter votre maîtresse
              pour avoir négligé son
              habit. Je veux l’engager, par ma
              diligence, à ne se servir désor-
              mais que chez moi. » La jeune esclave
              fit quelques pas pour s’en
              aller ; puis se retournant, elle dit
              tout bas à mon frère : « À pro-
              pos, j’oubliais de m’acquitter d’une
              commission qu’on m’a don-
              née : ma maîtresse m’a chargée de vous
              faire ses compliments,
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