Page 791 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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mes à mon frère pour lui donner du
              courage. Il faisait beau le
              voir travailler. Le caleçon fut bientôt
              fait. L’esclave le vint pren-
              dre, mais elle n’apporta au tailleur ni
              l’argent qu’il avait débour-
              sé pour les accompagnements de l’habit
              et du caleçon, ni de
              quoi lui payer la façon de l’un et de
              l’autre. Cependant ce mal-
              heureux amant, qu’on amusait et qui ne
              s’en apercevait pas,
              n’avait rien mangé de tout ce jour-là,
              et fut obligé d’emprunter
              quelques pièces de monnaie pour acheter
              de quoi souper. Le
              jour suivant, dès qu’il fut arrivé à sa
              boutique, la jeune esclave
              vint lui dire que le meunier souhaitait
              de lui parler. « Ma maî-
              tresse, ajouta-t-elle, lui a dit tant
              de bien de vous, en lui mon-
              trant votre ouvrage, qu’il veut aussi
              que vous travailliez pour lui.
              Elle l’a fait exprès, afin que la
              liaison qu’elle veut former entre
              lui et vous serve à faire réussir ce
              que vous désirez également
              l’un et l’autre. » Mon frère se laissa
              persuader, et alla au moulin
              avec l’esclave. Le meunier le reçut
              fort bien ; et lui présentant
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