Page 642 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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haute idée de la conquête que j’avais
              faite. Les deux petites es-
              claves me firent entrer dans un salon
              magnifiquement meublé,
              et pendant que l’une courut avertir sa
              maîtresse de mon arrivée,
              l’autre demeura avec moi et me fit
              remarquer toutes les beautés
              du salon. »

              En achevant ces derniers mots,
              Scheherazade cessa de par-
              ler, à cause qu’elle vit paraître le
              jour. Schahriar se leva fort
              curieux d’apprendre ce que ferait le
              jeune homme de Bagdad
              dans le salon de la dame du Caire. La
              sultane contenta le len-
              demain la curiosité de ce prince en
              reprenant ainsi cette his-
              toire :

              Sire, le marchand chrétien continuant
              de parler au sultan de
              Casgar, poursuivit de cette manière : «
              Je n’attendis pas long-
              temps dans le salon, me dit le jeune
              homme ; la dame que
              j’aimais y arriva bientôt, fort parée
              de perles et de diamants,
              mais plus brillante encore par l’éclat
              de ses yeux que par celui
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