Page 640 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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di. Je demeure dans la rue de la
              Dévotion. Vous n’avez qu’à de-
              mander la maison d’Abou-Schamma,
              surnommé Bercout, autre-
              fois chef des émirs : vous me trouverez
              là. » À ces mots, nous
              nous séparâmes, et je passai le
              lendemain dans une grande im-
              patience.

              « Le vendredi, je me levai de bon matin
              ; je pris le plus bel
              habit que j’eusse, avec une bourse où
              je mis cinquante pièces
              d’or, et, monté sur un âne que j’avais
              retenu dès le jour précé-
              dent, je partis accompagné de l’homme
              qui me l’avait loué.
              Quand nous fûmes arrivés dans la rue de
              la Dévotion, je dis au
              maître de l’âne de demander où était la
              maison que je cher-
              chais : on la lui enseigna et il m’y
              mena. Je descendis à la porte.
              Je le payai bien et le renvoyai, en lui
              recommandant de bien
              remarquer la maison où il me laissait
              et de ne pas manquer de
              m’y venir prendre le lendemain matin,
              pour me ramener au
              khan de Mesrour.
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