Page 641 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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« Je frappai à la porte, et aussitôt
deux petites esclaves
blanches comme la neige et très-
proprement habillées vinrent
ouvrir. « Entrez, s’il vous plaît, me
dirent-elles, notre maîtresse
vous attend impatiemment. Il y a deux
jours qu’elle ne cesse de
parler de vous. » J’entrai dans la cour
et vis un grand pavillon
élevé sur sept marches, et entouré
d’une grille qui le séparait
d’un jardin d’une beauté admirable.
Outre les arbres qui ne ser-
vaient qu’à l’embellir et qu’à former
de l’ombre, il y en avait une
infinité d’autres chargés de toutes
sortes de fruits. Je fus charmé
du ramage d’un grand nombre d’oiseaux
qui mêlaient leurs
chants au murmure d’un jet d’eau d’une
hauteur prodigieuse
qu’on voyait au milieu d’un parterre
émaillé de fleurs. D’ailleurs
ce jet d’eau était très-agréable à voir
; quatre gros dragons dorés
paraissaient aux angles du bassin qui
était en carré, et ces dra-
gons jetaient de l’eau en abondance,
mais de l’eau plus claire
que le cristal de roche. Ce lieu plein
de délices me donna une

