Page 643 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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de ses pierreries. Sa taille, qui
n’était plus cachée par son habil-
lement de ville, me parut la plus fine
et la plus avantageuse du
monde. Je ne vous parlerai point de la
joie que nous eûmes de
nous revoir, car c’est une chose que je
ne pourrais que faible-
ment exprimer. Je vous dirai seulement
qu’après les premiers
compliments, nous nous assîmes tous
deux sur un sofa où nous
nous entretînmes avec toute la
satisfaction imaginable. On nous
servit ensuite les mets les plus
délicats et les plus exquis. Nous
nous mîmes à table, et après le repas
nous nous remîmes à nous
entretenir jusqu’à la nuit. Alors on
nous apporta d’excellent vin
et des fruits propres à exciter à
boire, et nous bûmes au son des
instruments que les esclaves
accompagnèrent de leurs voix. La
dame du logis chanta elle-même et
acheva par ses chansons de
m’attendrir et de me rendre le plus
passionné de tous les
amants. Enfin je passai la nuit à
goûter toutes sortes de plaisirs.
« Le lendemain matin, après avoir mis
adroitement sous le

