Page 693 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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mains six-vingts fois avec de l’alcali,
de la cendre de la même
plante et du savon. - Hé bien ! dit ma
femme, à cette condition
je veux bien oublier le passé et vivre
avec vous comme avec mon
mari. »
« Voilà, messeigneurs, ajouta le
marchand de Bagdad en
s’adressant à la compagnie, la raison
pourquoi vous avez vu que
j’ai refusé de manger du ragoût à l’ail
qui était devant moi. »
Le jour, qui commençait à paraître, ne
permit pas à Schehe-
razade d’en dire davantage cette nuit ;
mais le lendemain elle
reprit la parole dans ces termes :
Sire, le marchand de Bagdad acheva de
raconter ainsi son
histoire : « Les dames n’appliquèrent
pas seulement sur mes
plaies de la racine que j’ai dite pour
étancher le sang, elles y mi-
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rent aussi du baume de la Mecque, qu’on
ne pouvait pas
soupçonner d’être falsifié,
puisqu’elles l’avaient pris dans

