Page 715 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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inspirant, et, loin de se contraindre,
              elle me dit des choses assez
              vives.

              « L’autre dame qui nous observait, n’en
              fit d’abord que rire :
              « Je vous l’avais bien dit, s’écria-t-
              elle en m’adressant la parole,
              que vous trouveriez mon amie charmante,
              et je m’aperçois que
              vous avez déjà violé le serment que
              vous m’aviez fait de m’être
              fidèle. - Madame, lui répondis-je en
              riant aussi comme elle,
              vous auriez sujet de vous plaindre de
              moi si je manquais de civi-
              lité pour une dame que vous m’avez
              amenée et que vous chéris-
              sez : vous pourriez me reprocher l’une
              et l’autre que je ne sau-
              rais pas faire les honneurs de la
              maison. »

              « Nous continuâmes de boire ; mais à
              mesure que le vin
              nous échauffait, la nouvelle dame et
              moi nous nous agacions
              avec si peu de retenue que son amie en
              conçut une jalousie vio-
              lente dont elle nous donna bientôt une
              marque bien funeste.
              Elle se leva et sortit en nous disant
              qu’elle allait revenir ; mais
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