Page 717 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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dame. Après qu’on eut remis la pièce de
              marbre, je pris un habit
              de voyage, avec tout ce que j’avais
              d’argent, et je fermai tout
              jusqu’à la porte de ma maison, que je
              scellai et cachetai de mon
              sceau. J’allai trouver le marchand
              joaillier qui en était proprié-
              taire, je lui payai ce que je lui
              devais de loyer, avec une année
              d’avance, et lui donnant la clef, je le
              priai de me la garder :
              « Une affaire pressante, lui dis-je,
              m’oblige à m’absenter pour
              quelque temps : il faut que j’aille
              trouver mes oncles au Caire. »
              Enfin je pris congé de lui, et, dans le
              moment, je montai à cheval
              et partis avec mes gens qui
              m’attendaient. »

              Le jour, qui commençait à paraître,
              imposa silence à Sche-
              herazade en cet endroit. La nuit
              suivante, elle reprit son dis-
              cours de cette sorte :

              « Mon voyage fut heureux, poursuivit le
              jeune homme de
              Moussoul : j’arrivai au Caire sans
              avoir fait aucune mauvaise
              rencontre. J’y trouvai mes oncles, qui
              furent fort étonnés de me
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