Page 718 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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voir. Je leur dis pour excuse que je
              m’étais ennuyé de les atten-
              dre et que, ne recevant d’eux aucunes
              nouvelles, mon inquié-
              tude m’avait fait entreprendre ce
              voyage. Il me reçurent fort
              bien et promirent de faire en sorte que
              mon père ne me sût pas
              mauvais gré d’avoir quitté Damas sans
              sa permission. Je logeai
              avec eux dans le même khan et vis tout
              ce qu’il y avait de beau à
              voir au Caire.

              « Comme ils avaient achevé de vendre
              leurs marchandises,
              ils parlaient de s’en retourner à
              Moussoul, et ils commençaient
              déjà à faire les préparatifs de leur
              départ ; mais n’ayant pas vu
              tout ce que j’avais envie de voir en
              Égypte, je quittai mes oncles
              et allai me loger dans un quartier fort
              éloigné de leur khan, et je
              ne parus point qu’ils ne fussent
              partis. Ils me cherchèrent long-
              temps par toute la ville ; mais, ne me
              trouvant point, ils jugèrent
              que le remords d’être venu en Égypte
              contre la volonté de mon
              père m’avait obligé de retourner à
              Damas sans leur en rien dire,
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