Page 719 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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et ils partirent dans l’espérance de
              m’y rencontrer et de me
              prendre en passant.

              « Je restai donc au Caire après leur
              départ, et j’y demeurai
              trois ans pour satisfaire pleinement la
              curiosité que j’avais de
              voir toutes les merveilles de l’Égypte.
              Pendant ce temps-là, j’eus
              soin d’envoyer de l’argent au marchand
              joaillier en lui mandant
              de me conserver sa maison, car j’avais
              dessein de retourner à
              Damas et de m’y arrêter encore quelques
              années. Il ne m’arriva
              point d’aventure au Caire qui mérite de
              vous être racontée, mais
              vous allez sans doute être fort surpris
              de celle que j’éprouvai
              quand je fus de retour à Damas.

              « En arrivant en cette ville, j’allai
              descendre chez le mar-
              chand joaillier, qui me reçut avec joie
              et qui voulut
              m’accompagner lui-même jusque dans ma
              maison pour me faire
              voir que personne n’y était entré
              pendant mon absence. En ef-
              fet, le sceau était encore en son
              entier sur la serrure. J’entrai et
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