Page 720 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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trouvai toutes choses dans le même état
              où je les avais laissées.

              « En nettoyant et en balayant la salle
              où j’avais mangé avec
              les dames, un de mes gens trouva un
              collier d’or en forme de
              chaîne, où il y avait d’espace en
              espace dix perles très-grosses et
              très-parfaites ; il me l’apporta et je
              le reconnus pour celui que
              j’avais vu au cou de la jeune dame qui
              avait été empoisonnée. Je
              compris qu’il s’était détaché et qu’il
              était tombé sans que je m’en
              fusse aperçu. Je ne pus le regarder
              sans verser des larmes en me
              souvenant d’une personne si aimable et
              que j’avais vue mourir
              d’une manière si funeste. Je
              l’enveloppai et le mis précieuse-
              ment dans mon sein.

              « Je passai quelques jours à me
              remettre des fatigues de
              mon voyage ; après quoi, je commençai à
              voir les gens avec qui
              j’avais fait autrefois connaissance. Je
              m’abandonnai à toutes
              sortes de plaisirs, et insensiblement
              je dépensai tout mon ar-
              gent. Dans cette situation, au lieu de
              vendre mes meubles, je
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