Page 721 - Les Mile et une nuits - conte orientale libre de droit, par DZWEBDATA.COM
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résolus de me défaire du collier, mais
              je me connaissais si peu
              en perles que je m’y pris fort mal,
              comme vous l’allez entendre.

              « Je me rendis au bezestan, où tirant à
              part un crieur, et lui
              montrant le collier, je lui dis que je
              le voulais vendre et que je le
              priais de le faire voir aux principaux
              joailliers. Le crieur fut sur-
              pris de voir ce bijou : « Ah ! la belle
              chose ! s’écria-t-il après
              l’avoir regardé longtemps avec
              admiration ; jamais nos mar-
              chands n’ont rien vu de si riche : je
              vais leur faire un grand plai-
              sir, et vous ne devez pas douter qu’ils
              ne le mettent à un haut
              prix à l’envi l’un de l’autre. » Il me
              mena à une boutique et il se
              trouva que c’était celle du
              propriétaire de ma maison. « Atten-
              dez-moi ici, me dit le crieur, je
              reviendrai bientôt vous apporter
              la réponse. »

              « Tandis qu’avec beaucoup de secret il
              alla de marchand en
              marchand montrer le collier, je m’assis
              près du joaillier, qui fut
              bien aise de me voir, et nous
              commençâmes à nous entretenir
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